HYPNOSE ET CANCER

HYPNOSE et CANCER

  A chacun son Everest….

« On a l’habitude de voir les thérapies complémentaires (acupuncture, homéopathie, ostéopathie, etc.) comme réservées aux « petits bobos » et à oublier dès qu’il s’agit de maladies plus graves. A condition qu’on les envisage vraiment comme complémentaires, et donc que l’on suive sans faute les traitements qui ont fait leurs preuves, c’est une erreur parce que les médecines douces peuvent rendre de grands services et améliorer grandement la qualité de vie. Parlez-en à votre médecin ! »

Sources : Montgomery, GH., Journal of the National Cancer institute, 2007.

 

L’accompagnement en hypnose d’une personne atteinte d’un cancer traduira son efficacité en s’orientant vers les objectifs suivants :

-Gérer l’anxiété

-Dépasser le traumatisme de la maladie

-Gérer la douleur

-Retrouver l’estime de soi

-Travailler sur d’éventuels traumatismes liés aux effets secondaires (perte de cheveux, brulures, nausées…)

-Soutien pour que le patient soit actif dans son traitement et la quête de sa guérison

-Renforcer les effets placebo

-Stimuler les mécanismes physiologiques

-Améliorer la récupération en particulier a qualité du sommeil

-Activer des ressources aidantes grâce à des ancrages : confiance, énergie…

-Retrouver du confort corporel

-Traiter les difficultés pouvant être liées au parcours thérapeutique telles que : phobie des piqures, du sang etc…

-Gérer le deuil de certains projets

-Gérer les modifications de caractère liées à la maladie et aussi à des mutilations consécutives (mastectomie, prostatectomie…)

-Gérer des peurs, des inquiétudes, des incertitudes

La liste comme toujours n’est pas exhaustive et la demande de la personne concernée sera le moteur de ce travail commun :

Les différentes étapes de la maladie seront prises en compte pour orienter un accompagnement efficace :

L’annonce – La mise en place des traitements –Le passage au statut de personne malade et les traitements – Les effets secondaires éventuels – La rémission ou vie sous surveillance – Et pour certains : La rechute – La phase palliative et la fin de vie.

L’utilisation d’outils concrets qui sont efficaces :

>La relaxation grâce à des « outils » sophrologiques (respiration etc…)

>La méditation

>La parole : mettre des mots sur les maux, écouter.

>L’hypnose pour toutes les démarches évoquées en début d’articles et aussi pour une utilisation hypnotique de représentation de moyens qui ont une efficacité concrète : piqure imaginaire etc…

En permettant à la personne de modifier un comportement corporel lors d’une transe hypnotique, alors elle est capable de modifier un fonctionnement corporel ou de façon plus métaphorique, si votre corps est capable de faire ça, de développer ça (catalepsie, lévitation ou tout autre comportement) alors il est capable de développer bien d’autres choses.(cf Evelyne JOSSE) C’est à l’hypnothérapeute de faire alors les bonnes suggestions, celles qui sont les plus pertinentes pour une efficacité maximum qui permettront à la personne de les développer et de les mettre en place.

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 « 60% des personnes atteintes du cancer font appel à aux médecines douces.

Homéopathie, sophrologie, hypnose ou encore acupuncture, accompagnent ainsi les patients pendant ou après les traitements de chimiothérapie, de radiothérapie et les interventions chirurgicales.

Une enquête* a montré que 60 % des patients atteints de cancer font appel à ces médecines complémentaires, que l’on nomme soins de support dans le cadre hospitalier. Quand les patients n’ont aucune aide en parallèle de leur traitement, ils se retrouvent seuls et se tournent d’eux-mêmes vers des pratiques qu’ils connaissent peu ou pas. »

Extrait de l’article Publié par Nathalie Giraud le Lundi 29 Avril 2013 

Source Magazine Côté Santé

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« Après avoir examiné l’efficacité respective de quatre « thérapies complémentaires » (acupuncture, ostéopathie, hypnose, tai-chi), les experts de l’Académie de médecine concluent à un certain intérêt de ces médecines douces

Quatre thérapies complémentaires ont été évaluées

Les médecins douces, ou « thérapies complémentaires » comme les nomment les Académiciens, « connaissent un réel succès en France » : quatre personnes sur dix déclarent y recourir, et tout particulièrement les malades atteints de cancer.

De quoi justifier l’évaluation réalisée par l’Académie de médecine pour quatre d’entre elles : l’acupuncture, la médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie), l’hypnose et le tai-chi.

En voici les principales conclusions :

  • L’acupuncture peut apporter un bénéfice dans de nombreuses pathologies, notamment : lombalgies et cervicalgies chroniques, migraine, arthrose des membres inférieurs, douleurs des femmes enceintes et lors de l’accouchement, nausées et vomissements induits par une chimiothérapie.

  • La médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie) a une efficacité « modérée » dans les lombalgies et cervicalgies aiguës ou chroniques, les céphalées et les vertiges d’origine cervicale, et à un moindre degré dans la migraine. Attention cependant aux éventuelles complications, « peu fréquentes mais très graves ».

  • L’hypnose est essentiellement efficace contre les douleurs, les nausées, les vomissements, la fatigue, l’anxiété, les effets secondaires des chimiothérapies et en cas de gestes invasifs chez l’enfant et l’adolescent.

  • Le tai-chi améliore l’équilibre, réduit les risques de chute chez les personnes âgées, améliore l’asthme et le sommeil. Le qi gong, lui, réduit la pression artérielle au repos des hypertendus.

Les Académiciens ne nient pas l’effet placebo, mais celui-ci s’exerce aussi avec les médicaments ».

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 08 Mars 2013

Source : Rapport de l’Académie de médecine sur les thérapies complémentaires, mars 2013

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